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DCP léger en Martinique

Pêche au gros en Martinique : la pêche traditionnelle créole sur DCP

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La pêche au gros en Martinique, pêche traditionnelle créole, se pratique près d’un Dispositif Concentrateur de Poissons (DCP). C’est une technique qui consiste à faire dériver des lignes eschées d’un vif (généralement une bonite) pour capturer de gros poissons comme les marlins, les espadons, les thons, les requins, les thazards.

Qu’est-ce qu’un Dispositif Concentrateur de Poissons (DCP) ?

Bien qu’on ne sache pas encore vraiment pourquoi, il a été observé depuis très longtemps, qu’une structure fixe ou en dérive, attire les poissons. Il est probable qu’après un séjour de quelques semaines dans l’eau, la structure serve de support à de petits coquillages et à des algues qui attirent de petits poissons, ceux-ci attirant finalement de plus gros poissons. C’est un écosystème agrégatif.
En Martinique, comme sur beaucoup d’autres îles tropicales, les pêcheurs professionnels et les autorités locales ont installé depuis les années 80 environ, de très nombreux DCP.
Ces dispositifs étant soumis à de forts courants maritimes, à la houle et aux tempêtes, ils se détériorent assez rapidement. Les pêcheurs professionnels martiniquais se regroupent et reconstruisent donc chaque année 4 ou 5 DCP autour desquels ils iront pêcher deux mois plus tard.

A quoi ressemble un DCP ?

Dispositif concentrateur de poissons

Dans le principe, un DCP est une installation assez simple.
Un DCP est constitué

  • d’un corps mort, très lourd, reposant au fond de l’océan, par 2000 à 6000 mètres de fond au large de la Martinique. Il sert d’ancrage. Les pêcheurs martiniquais le fabriquent à partir d’un fût en plastique de 200 litres dans lequel ils coulent du béton. Les manœuvres pour le transporter au large, entre 2 à 6 miles des côtes, et l’immerger, sont dangereuses et nécessitent une équipe de plusieurs pêcheurs expérimentés.
  • d’une ligne de mouillage rattachée au corps mort à un bout et à un gros flotteur en surface,à l’autre bout. La longueur de cette ligne de mouillage peut atteindre 6 km ! Sur cette ligne de mouillage, des bâches en plastique et de vieux filets de pêche sont rattachés. Ils servent de support à un écosystème constitué d’algues et de coquillages qui attirent les poissons.
  • d’un flotteur de surface qui permet aux pêcheurs de repérer visuellement l’emplacement du DCP.

Une fois installé, le DCP reste en place jusqu’à ce qu’une tempête le détruise.

Bouée de DCP en Martinique
Pêche en mer traditionnelle créole sur DCP

En Martinique, comment se déroule une partie de pêche au gros sur DCP ?

La pêche sur DCP consiste à faire dériver des lignes flottantes dans le courant autour du DCP. Elle vise des très gros poissons : thons, espadons, marlins, requins…

Pêche sur DCP en Martinique

Une ligne est composée

  • d’une bouée (elle même composée de 3 obus flottants, collés entre-eux)
Bouée de ligne pour pêche au gros sur DCP en Martinique
Bouée de ligne pour pêche au gros sur DCP en Martinique
  • d’un fil nylon de 200/100ème très résistant donc (résistance 150 kg), d’une longueur de 30 à 300 mètres selon la profondeur à laquelle on souhaite pêcher. Les différentes lignes sont posées “en escalier”, de plus en plus profond, de façon à trouver dans quelle hauteur d’eau se trouve le poisson. Le nylon est rattaché à la bouée par une grosse agrafe.
Lignes pour pêche au gros sur DCP en Martinique
Ligne pour pêche au gros sur DCP en Martinique
  • d’un gros hameçon de taille 7.0 ou 8.0 (10.0 à 12.0 si on pêche le requin). Sur cet hameçon, on vient “attacher” par le ventre une bonite de 500 g à 2 kg. La pêche à la bouée dérivante est donc une pêche au vif. Les bonites qui servent de vif, sont pêchées au leurre, à la traîne, parfois au jig. Il est très important que la bonite soit vivante au bout de la ligne . Une bonite morte est beaucoup moins attractive. C’est pourquoi la bonite est mise au bout de la ligne quasiment dès qu’elle est pêchée et qu’elle est changée après chaque dérive.
Pêche sportive en Martinique avec GEVENSEA
Pêche du marlin en Martinique
  • d’un gros hameçon de taille 7.0 ou 8.0 (10.0 ou 12.0 si on pêche le requin). Sur cet hameçon, on vient “attacher” par le ventre une bonite de 500 g à 2 kg. La pêche à la bouée dérivante est donc une pêche au vif.

La pêche au gros en Martinique consiste donc à

  • pêcher un vif, généralement une bonite, à la traîne ou au jig. Vous pourrez pratiquer cette pêche deux par deux (pas plus pour ne pas emmêler les lignes), à tour de rôle.
  • attacher ce vif à une ligne reliée à une bouée
  • lancer cette bouée et cette ligne qui vont dériver dans le courant près du DCP
  • surveiller les lignes : lorsque la bouée plonge, il y a du gros, du très gros au bout ! Pour des questions de sécurité (on risque de s’emmêler les pieds dans la ligne et plonger à l’eau, entraîné par le poisson), remonter le poisson est réservé au pêcheur professionnel, skipper du bateau. La réglementation interdit effectivement la remontée du poisson par un non-professionnel.
  • aller chercher chaque bouée en fin de dérive et la remonter en amont.
Pêche du marlin en Martinique avec GEVENSEA

Au total, ce sont environ 7 lignes qui sont mises à l’eau et remontées.

Chacun des 4 ou 5 pêcheurs présents sur le bateau participe activement à la dépose et à la remontée des lignes et des bouées sous les recommandations du skipper.

Pour votre sortie pêche au gros en Martinique, contactez Thierry, pêcheur professionnel qui vous fera découvrir cette pêche traditionnelle créole, au

00 596 696 548 420

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Observer les dauphins en Martinique avec Gevensea

Observation des dauphins en Martinique

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Quels dauphins en Martinique ?
Les eaux au large de la Martinique regorgent de mammifères marins dont une vingtaine d’espèces de cétacés.
Certaines sont présentes sur les côtes caraïbes tout au long de l’année, d’autres viennent s’y regrouper pendant une période, en général pour la reproduction.
La côte caraïbe possède une faune marine extrêmement riche et la Martinique peut s’enorgueillir du sanctuaire marin Agoa qui bénéficie d’une protection renforcée et permet à tous ces animaux de vivre en toute tranquillité.

Il y a de nombreuses espèces de dauphins en Martinique (dauphin tacheté, dauphin de Fraser, globicéphale, grand dauphin…). Ils aiment ces eaux profondes et peuvent être observés aisément lors de sorties en mer. La baleine à bosse vient s’y reproduire, on peut la rencontrer de décembre à juin, dans le respect des règles, bien évidemment.

La législation est stricte et il faut s’y conformer afin de préserver les cétacés ainsi que leur milieu naturel. L’observation des dauphins est une aubaine et les propositions sont donc nombreuses. C’est pourquoi, certains professionnels des cétacés sont formés pour respecter les règles en vigueur et aussi sensibiliser les touristes aux dangers qui pèsent sur la vie de ces animaux.
Il existe une charte de l’observation des animaux marins qui donne clairement la conduite à tenir lors de sorties en mer.

Il est vrai qu’il n’y a rien de plus magique que de trouver sur un bateau, dans de bonnes conditions météo et de voir surgir un groupe de dauphins, de le voir évoluer dans l’eau, hors de l’eau, le voir jouer et se donner en spectacle.
La tentation est alors grande de s’approcher  pour ne pas perdre un instant de cette magie, de cette sensation inoubliable.
C’est la raison pour laquelle la sensibilisation à la fragilité de leur milieu naturel est très importante. Le bonheur de les voir évoluer en toute liberté et en toute sécurité est d’autant plus grand si l’on sait que nous n’influons pas sur leur cadre de vie. L’émotion est forcément au rendez-vous.
La nage avec les dauphins n’est pas pratiquée en Martinique.

Mammifères marins en Martinique

La charte éco-responsable pour l’observation des mammifères marins en Martinique

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Charte pour l'observation des mammifères marins en MartiniqueEn 2013, une charte éco-responsable de l’observation des mammifères marins a été signée. L’activité commerciale trop présente autour des cétacés ainsi que les plaisanciers indélicats menacent l’écosystème de ces géants des mers.
C’est pourquoi il est préférable de faire appel à des prestataires signataires de la charte.
Les côtes martiniquaises accueillent jusqu’à 21 espèces différentes de mammifères marins en Martinique, il faut donc tout mettre en œuvre pour préserver la mer et ses habitants.
La création d’Agoa, un sanctuaire pour les mammifères marins en Martinique, et la mise en vigueur de la charte participent à cette protection. C’est une réelle volonté d’agir sur l’environnement en proposant des activités touristiques respectueuses et responsables.
Voici un résumé des principales clauses de cette charte :

  • Tout d’abord, il faut respecter les règles en vigueur concernant les zones et les espèces protégées. Il faut utiliser un matériel en bon état et régulièrement révisé afin d’éviter la pollution ainsi que l’excès de bruit. Ensuite, le personnel doit être formé pour assurer des sorties pédagogiques et sensibiliser le public à la fragilité du milieu naturel.
  • Certains engins nautiques sont proscrits, comme le scooter des mers, le kitesurf. Le survol des zones est aussi interdit.
  • Il faut tenir compte aussi de la manière d’approcher les cétacés, jamais par l’avant, toujours sur une ligne parallèle, ne jamais former un cercle autour d’eux ni se placer au centre d’un groupe. Il faut veiller à ne pas séparer un petit de sa mère.
  • Des distances sont à respecter en fonction de l’espèce et de la situation. La zone dite d’observation correspond à un cercle de 300m de diamètre. Il existe ensuite une zone dite de prudence qui varie de 50 à 100m (50m pour les petits cétacés et 100m pour les grands).
  • Dans la zone d’observation, il ne peut y avoir plus de 4 bateaux et du même côté afin de ne pas encercler les animaux. Les embarcations doivent se déplacer lentement et surtout à vitesse constante.
  • Dans la zone de prudence (50 ou 100m) un seul bateau peut être présent pendant 15 ou 30 minutes maximum (selon l’espèce) et le moteur au point mort. Les autres doivent attendre leur tour.
  • La nage ou la plongée avec les cétacés sont fortement déconseillées pour leur éviter tout stress. De plus, il y a un risque de transmission de maladies puisque ce sont des mammifères.

Pour obtenir plus de précisions sur la réglementation, vous pouvez télécharger la charte.

 

 

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Pour réserver, appelez Thierry au 00 596 696 548 420